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Le Japon va investir 30 milliards de $ en Afrique

La sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI), qui se tenait cette année pour la première fois en Afrique, s’est achevée dimanche dernier. A l’occasion, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a fait le voyage jusqu’à Nairobi pour débattre avec 32 chefs d’Etats africains, mais aussi des secrétaires généraux de la Banque mondiale et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Shinzo Abe a profité de la conférence pour renouveler l’engagement du Japon en Afrique et a présenté plusieurs mesures visant à assurer la qualité, la résilience et la stabilité du développement africain à travers des investissements en faveur de l’industrialisation et de la diversification économique du continent.

Le Premier ministre japonais s’est engagé à investir 30 milliards de $ sur le continent en 3 ans avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD) pour la mise en place d’infrastructures, notamment énergétiques. Ont également été évoqués la création d’un fonds de 500 millions de dollars pour renforcer les systèmes de santé en Afrique avec le soutien de la Banque mondiale ainsi que l’extension de la couverture de santé universelle (CSU) à l’ensemble du continent.

Le secteur privé devra également prendre part à l’engagement japonais envers l’Afrique puisque Abe prévoit la création d’un Forum économique public-privé nippo-africain. Un accord d’investissement a déjà été signé entre le Kenya et le Japon pendant la TICAD.

Abdelilah Benryan, ambassadeur du Maroc au Kenya, a souligné pendant son intervention que la coopération tripartite que le royaume entretient avec la Japon et l’Afrique sera prometteuse pour le développement des pays de l’Afrique. La diplomatie marocaine a mis l’accent sur son engagement en faveur d’un développement inclusif du continent, qui devra toutefois être appuyé financièrement et techniquement par la communauté internationale. Le Maroc ambitionne, comme il l’a rappelé lors de la TICAD, de faire de l’Afrique une des priorités de la COP22 qu’il organisera en novembre prochain.

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Quelles sont les destinations les plus sûres pour les femmes ?

Tout le monde souhaite s’installer dans un endroit sûr, où l’on n’a pas constamment peur d’être attaqué. La sécurité des femmes peut être un facteur de prise de décision majeur lorsqu’on doit partir vivre à l’étranger. On veut s’assurer que le lieu dans lequel nous partons vivre garantira à nos filles et à nos femmes qu’elles soient protégées.

Le groupe d’études de marché New World Wealth, spécialisé dans la santé et l’émigration de particuliers aisés, a mené une étude pour déterminer quels sont les pays du monde qui garantissent les meilleures conditions de vie aux femmes, reprise par le journal émirati Gulf News.

New World Wealth ajoute que « la sécurité des femmes est probablement le meilleur moyen de juger les perspectives de long terme d’un pays ». Basé sur les impressions et les évaluations de femmes qui voyagent beaucoup, y compris des travailleuses humanitaires et des spécialistes en migration, le rapport établit que les pays les plus sûrs pour les femmes sont :

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  1. L’Australie

Le pays est connu pour l’efficacité de sa répression de la violence faite aux femmes. La politique d’immigration australienne est aussi l’une des plus rigoureuses au monde, ce qui prévient l’entrée de potentiels agresseurs de femmes dans le pays. Les services sociaux et la police sont aussi reconnus pour réprimer efficacement les abus faits aux femmes.

  1. Nouvelle-Zélande

Comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande défend un ensemble de valeurs fortes et dispose d’une force de police très efficace.

  1. Canada

Troisième du classement, le Canada a un taux de criminalité en ville plus faible et des policiers plus efficaces que son voisin, les Etats-Unis.

  1. Etats-Unis

Bien que leur taux de criminalité soit supérieur à celui du Canada, les Etats-Unis sont toujours considérés comme l’un des endroits les plus sûrs au monde pour les femmes du fait de leurs nombreuses campagnes contre les violences faites aux femmes ou aux enfants. Les médias américains participent à cette tendance en se jetant sur la moindre preuve d’inaction des autorités. Sans compter que de nombreuses femmes américaines portent des armes à feu, un puissant moyen de dissuasion pour leurs potentiels agresseurs.

  1. Ecosse

Clôturant le top 5 de l’étude, on retrouve le pays le plus sûr pour les femmes en Europe : l’Ecosse.

En Afrique, l’île Maurice, la Namibie et le Botswana sont les plus sûrs pour les femmes. En Asie, ce sont le Japon et le Sri Lanka.

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Qui innove le plus en Afrique du Nord ?

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D’après le classement Global Innovation Index 2016 d’Appendix, c’est le Maroc qui offre l’environnement le plus propice aux innovations en Afrique du Nord. En termes de facilité à faire des affaires, le Maroc défie toute concurrence et se classe 37e au niveau mondial avec un score de 92,1.

En revanche, c’est l’Egypte qui domine la région en termes de Recherche et Développement (R&D) malgré un score assez timide de 12,9.

La Tunisie quant à elle affiche de bonnes performances, en particulier grâce à ses institutions, à son capital humain et son investissement dans la recherche.

C’est l’Algérie qui est le pays le moins bien loti du groupe d’après le classement d’Appendix. Le pays est le moins bien classé de la zone en termes d’environnement des affaires et n’est que 110e au niveau mondial. Les institutions algériennes sont moins bien classées que celles du Maroc et de la Tunisie, de même que ses infrastructures et que ses productions technologiques et créatives.

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Dubaï, la fin de l’eldorado des expats ?

A Dubaï, la chute des prix du pétrole a fait ses premières victimes. L’émirat réduit ses dépenses et reporte des projets, et beaucoup d’expats ont déjà pris la fuite. Délais de paiement qui s’allongent indéfiniment, inflation, gel des salaires, véhicules de luxe abandonnés dans les aéroports… La cité-état traverse une passe difficile.

Tous les Etats pétroliers du Golfe sont frappés de plein fouet par la chute des prix du pétrole qui oblige les gouvernements à tailler dans les dépenses et lamine le secteur privé où les entreprises doivent pour certaines licencier du personnel, voire pour d’autres mettre la clé sous la porte. Si Dubaï ne produit pas de pétrole, il exporte ses services vers les autres pays du Golfe et subit donc lourdement le ralentissement en cours.

Les expatriés endettés préfèrent quitter la ville plutôt que d’être jetés en prison dans un pays où les rejets de chèque et les faillites sont considérés comme des délits. Le coût de la vie particulièrement élevé dans la cité-état, surtout concernant les loyers et les frais de scolarité, ne permet plus aux familles expatriées à Dubaï de joindre les deux bouts. Les écoles internationales les plus chères, créées pendant le boom économique, ont du mal à remplir leurs classes, ce qui illustre la fuite des cadres à hauts revenus. Et les déménagements internationaux se sont multipliés depuis le pays.

En 2009, une crise similaire avait frappé l’émirat, poussant le pays à solliciter l’aide d’Abou Dhabi qui lui avait alors accordé un plan de relance de 20 milliards de dollars. Si cette année la crise affecte moins Dubaï que le Qatar ou Abou Dhabi, la cité-Etat est encore endettée à hauteur de 140 % du PNB et doit rembourser 22 milliards de dollars de prêts et obligations d’ici à 2018.

Massimo Falcioni, responsable du Moyen-Orient chez Coface, estime toutefois que le nombre de faillites devrait se stabiliser étant donné que les entreprises les moins solides ont déjà fermé. En plus, les perspectives à Dubaï sont encourageantes puisque les investissements en infrastructures en vue de l’Exposition universelle de 2020 commencent à être lancés.

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L’Egypte poursuit sa collecte de fonds et se tourne vers le FMI

Au bord de l’asphyxie économique, l’Egypte poursuit sa collecte de fonds. Le ministre des Finances égyptien a déclaré fin juillet que le pays avait besoin de 21 milliards de dollars sur les trois prochaines années pour être remis à flot et être capable de lutter contre l’inflation et l’extension du chômage.

Le FMI s’apprête à accorder à l’Egypte un plan d’aide de 12 milliards de dollars sur trois ans pour lequel un accord préliminaire a été signé le 11 août. Pour avaliser le prêt, le FMI demande au pays de mettre en œuvre des réformes structurelles parmi lesquelles une dévaluation de la livre, la réduction des subventions publiques et une augmentation des revenus de l’Etat par l’instauration d’une taxe sur la valeur ajoutée. Or ces réformes n’ont été que timidement engagées depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah Al-Sissi, en mai 2014.

L’Egypte compte par ailleurs sur la Banque mondiale, le marché des obligations et les accords bilatéraux pour obtenir les garanties nécessaires à la finalisation de l’accord. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement se sont déjà engagées avec l’Egypte en décembre dernier. Les partenaires commerciaux et alliés politiques de l’Egypte ont aussi intérêt à participer au renflouement du pays, notamment les pays européens et en particulier la France.

Les pays du Golfe soutiennent aussi le régime égyptien. Cité par Les Echos, Thierry Apoteker, président du cabinet de recherches TAC Economics, considère notamment que « l’Arabie saoudite sunnite se sent isolée dans la région et a besoin de s’assurer le soutien durable de son voisin égyptien. Alors que son aide consistait au départ en de simples dépôts, il s’agit aujourd’hui d’investissements sur le long terme, notamment dans l’immobilier et les infrastructures ». En avril, les deux pays ont annoncé la création d’un fonds d’investissement saoudo-égyptien d’un capital de 16 milliards de dollars.

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Chiffres clés – Les entreprises étrangères en Algérie

 

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Le Centre national du registre du commerce algérien (CNRC) a publié mercredi 17 août son bilan au premier semestre 2016. Pendant les six premiers mois de l’année, 349 sociétés étrangères ont été créées en Algérie, portant leur nombre total à 10 064 entreprises à fin juin. En comparaison, l’Algérie en comptait 4 041 en 2007.

Les nationalités les plus représentées sont les entreprises françaises, syriennes et turques. A noter aussi, les entreprises chinoises sont plus nombreuses que leurs homologues tunisiennes, alors que la Tunisie est frontalière de l’Algérie.

Ces sociétés étrangères ont principalement été créées dans les secteurs de la production de biens, les services, l’importation, la distribution de détail et la distribution de gros.

L’Algérie comptait au total 169 292 entreprises à fin juin. Leur répartition géographique est marquée par une forte concentration à Alger qui rassemble près d’un tiers des entreprises actives du pays.

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