Taoufik Kamil, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) affirme que le Maroc a tous les atouts pour développer son marché de l’immobilier de luxe.
Le marché de l’immobilier de luxe se porte bien au Maroc. Le climat naturel, du pays, la beauté de ses sites, son histoire l’ont rendu très attractif pour les étrangers. Il semblerait qu’en outre le climat des affaires soit propice à l’investissement, permettant de réelles perspectives dans l’immobilier de luxe. Les projets fleurissent dans les quartiers les plus chers et les plus prisés sur le territoire national.
Selon les territoires concernés, l’immobilier de luxe va se définir différemment variant en fonction de la valeur des propriétés, du revenu moyen des résidents et du développement de la région. Difficile d’arrêter avec précision les critères d’une propriété de luxe. Elle possède bien-sûr des caractéristiques communes comme le choix de la situation, l’architecture intérieure et extérieure, l’intégration à l’aire urbaine, la superficie ou encore le choix des matériaux de finition. L’immobilier de luxe se développe sur l’ensemble du territoire national avec une pointe au niveau des grandes villes. Là où, économie, industrie et tourisme fleurissent, comme à Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir, l’immobilier de luxe se porte bien. Le Maroc a donc toutes les cartes en main pour développer ce segment, depuis qu’en 2016, la politique de régionalisation a instauré une gouvernance territoriale insufflant un élan considérable. Le Maroc compte 12 régions ayant à leur tête des villes à vocations spécifiques et un vrai marché pour l’immobilier de luxe. Le développement de la classe moyenne locale ainsi que la présence croissante d’européens ont dynamisé le marché résidentiel de haut standing et de très haut standing. De superbes villas contemporaines sont construites autour des nombreux domaines de golf. Les prix peuvent égaler les standards internationaux comme à Marrakech où des biens d’exception dans la Palmeraie peuvent se négocier à plus de 10 millions d’euros, le prix moyen oscillant entre 1.500 euros et 5.000 euros le m². Depuis le début de l’année 2018, les indicateurs ont montré une vraie reprise, enregistrant une progression de 3% des crédits accordés aux promoteurs immobiliers. L’immobilier de luxe, produit exclusif par définition, intéresse une clientèle premium plus solvable qui rend les banques moins frileuses. Le secteur en général a aussi connu un assainissement qui encourage les banques à accompagner le développement du segment de l’immobilier de luxe.
Pour Convergence, Pascale Landriq
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