L’Arabie Saoudite va bientôt obliger l’ensemble des pèlerins qui se rendent à la Mecque chaque année à porter un bracelet électronique pour des questions de sécurité. Le 24 septembre 2015, une bousculade meurtrière pendant le hajj, le grand pèlerinage annuel des fidèles musulmans à la Mecque, avait causé au moins 2 297 morts. Pour ne pas avoir à revivre un pareil drame, l’Arabie Saoudite investit dans une technologie qui devrait permettre aux autorités de mieux agir pour soigner et identifier les pèlerins.
Ces bracelets électroniques contiendront des informations personnelles telles que la date d’entrée dans le pays, le numéro de visa, l’adresse, le numéro de passeport mais aussi des informations médicales pour améliorer la prise en charge et les soins des victimes d’éventuels incidents.
L’année dernière, le prince héritier Mohammed ben Nayef, ministre de l’Intérieur et président de la commission du hajj, avait lancé une enquête sur l’effroyable bousculade qui avait eu lieu dont les résultats n’ont jamais été rendus publics. Les autorités saoudiennes avaient en tout cas eu beaucoup de mal à identifier les victimes.
Les questions sécuritaires à la Mecque sont au cœur des préoccupations des autorités, lesquelles ont déjà installé plus de 800 caméras de surveillance autour de la Grande mosquée, lieu le plus sacré de l’Islam. Chaque année, le pèlerinage vers la Mecque attirerait deux millions de fidèles musulmans.
Les conditions de sécurité du hajj sont par ailleurs au cœur d’une dispute entre les deux grands rivaux de la région : l’Arabie Saoudite et l’Iran. L’an dernier, ce serait 400 ressortissants iraniens qui auraient succombé aux bousculades. Téhéran a estimé cette année que « les conditions [n’étaient] pas réunies » pour que les Iraniens fassent le pèlerinage vers la Mecque en septembre prochain.