Le Maroc annonce sa participation au congrès international du Caire.

Placé sous le thème «La culture populaire arabe, visions et changements», ce congrès aura lieu du 11 au 13 Octobre au Caire. Il verra la participation de 100 penseurs, chercheurs et spécialistes issus de 15 pays arabes, dont la Jordanie, le Bahreïn, la Tunisie, l’Algérie, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis (EEAU), le Soudan, la Syrie, l’Irak, la Palestine, le Liban, la Libye, le Yémen, l’Egypte ainsi que le Maroc.

D’après le journal Marocain « le matin », il sera Initié par le Conseil supérieur de la culture, ce congrès est une opportunité pour les participants de débattre de plusieurs sujets, dont un premier axe portant sur le thème  «Les racines et les caractéristiques communes de la culture populaire arabe», et spécialement sur «Les origines et les sources des cultures populaires arabes», «La culture populaire arabe et le multiculturalisme», et «Les points de convergence et de divergence caractérisant les composantes de la culture populaire arabe».

Dans un second temps le 2e axe concerne les questions de «l’identité arabe et les changements mondiaux», «la culture populaire arabe : le dialogue avec l’autre et les exigences de la démocratie», «la culture populaire arabe : la paix et la tolérance pour faire face à la violence», et «la culture populaire arabe : le développement cognitif et technique».

Le 3e axe sera dédié, entre autres, à des questions ayant trait à «La culture populaire arabe et les valeurs humaines», «La culture populaire et la liberté de création», et «La culture populaire, l’unité nationale et l’appartenance».

Pour clore le débat, une réflexion sera apportée autour de  «la culture populaire et la jeunesse contemporaine», «La place de la culture populaire dans le mouvement intellectuel et artistique aux échelons local et international» et «La culture populaire et le dialogue des civilisations».

Expat : Le Qatar recule encore dans les classements en termes de qualité de vie

Le Qatar a perdu sept places dans l’étude d’HSBC Expat Explorer Survey 2016 qui interroge les expatriés sur leur qualité de vie dans différents pays du monde. L’émirat n’est plus que 29e sur 45 pays contre 22e sur 39 l’année dernière d’après le ressenti des 500 expatriés interrogés pour l’étude y résidant.

 

Une inquiétante instabilité sur les marchés du travail au Moyen-Orient

Cette année, les expatriés vivant au Qatar ont exprimé pas mal de réserves quant à l’augmentation du coût de la vie et l’inquiétante instabilité du marché du travail national. La « confiance en l’économie locale » qatari a chuté de 17 places, passant de la 4e à la 21e place depuis l’année dernière. L’actuelle insécurité de l’emploi dans le pays a fait fuir des milliers d’expatriés ces derniers mois suite à la chute des cours du pétrole.

Le Qatar n’est pas le seul dans ce cas. Les autres pays du Moyen-Orient ont aussi chuté dans le classement tels que Bahreïn et l’Arabie Saoudite (5 places), Oman (4), les Emirats Arabes Unis (3) ou encore le Koweït (1).

Une qualité de vie moins bonne pour une meilleure paye ?

En-dehors des considérations purement économiques, le Qatar est également considéré comme un endroit difficile pour les jeunes entrepreneurs (32e sur 45) ou même pour maintenir un bon équilibre entre travail et temps libre (25e).

Par contre, les expatriés qui y vivent s’accordent sur le fait que le Qatar est le meilleur pays au monde où travailler si vous voulez économiser de l’argent. Le pays est également classé second pour ce qui est d’avoir un large salaire et de fréquentes opportunités d’augmentation.

La catégorie « expérience » ne donne en revanche pas une bonne image du pays avec de grosses difficultés pour s’intégrer à la population locale, et une hygiène de vie qui se dégrade largement par rapport aux pays d’origine des expatriés interrogés. Dans l’ensemble, les expats au Qatar concluent que leur qualité de vie est pauvre (le pays est classé 31e), même s’ils considèrent que le pays est globalement sans danger (10e) et que leurs finances y sont sûres (12e).

 

Un pays qui ne favorise pas les regroupements familiaux

Quant à savoir ce que les expats ressentent en emmenant leur famille avec eux au Qatar, eh bien globalement ils n’en sont pas ravis (le Qatar n’est que 36e). Le pays affiche tout de même des scores corrects en termes de protection des enfants (15e) et de santé de la famille (20e).

En tout cas, l’environnement qatari est relativement dissuasif lorsqu’il s’agit pour les expatriés de faire venir leur famille avec eux. Edd Brookes, directeur du cabinet immobilier DTZ Qatar, explique que les compagnies qataries préfèrent désormais louer de plus petites maisons voire des appartements pour leurs employés : les budgets s’orientent de plus en plus vers des besoins individuels et non plus comme il y a quelques années vers des packs familiaux. Autre obstacle : le gouvernement qatari requiert six mois de bulletins de paye pour les employés avant que ceux-ci ne puissent demander un permis de résidence pour leurs conjoint et enfants.

Tunisie : La femme dans le monde de l’entreprise.

La Tunisie est considérée comme le premier pays arabo-musulman à disposer d’un statut privilégié en matière d’émancipation de la femme et de sa participation dans le monde économique et dans le monde des affaires.

Malgré ses avancements en matière d’émancipation de la femme, la Tunisie possède encore peu de dirigeantes dans le secteur privé. Une thématique explorée lors de la Première université d’automne des femmes tunisiennes et françaises à Tunis.

Une table ronde a été organisée sur le thème de l’entrepreneuriat féminin. Des femmes entrepreneures tunisiennes ont apportés leurs propres témoignages : « Nous sommes dans une société traditionnelle et la femme libre, qui ose, fait peur. », Sarah Toumi entrepreneure à Bir Salah. « Il est très difficile de trouver des financements en Tunisie. Pour me lancer, j’ai dû mettre en jeu la maison familiale », s’exprime Amel Cherif Abbes.

Selon la Chambre nationale des chefs d’entreprise, elles seraient 10 000 patronnes tunisiennes dans les secteurs formel et informel. En 2010, une étude de la même institution en évoquait 18 000. Une baisse importante qui s’explique par les difficultés que rencontrent les entrepreneures tunisiennes ainsi que la crise économique que traverse la jeune démocratie : (15,6%) de chômage – et jusqu’à (22,8%) pour les femmes.

Une fiscalité bien peu avantageuse en Algérie

Le dernier rapport du forum de Davos n’est pas tendre avec la compétitivité algérienne. Le pays se classe 87e sur 138, et selon le360 Afrique et TSA Algérie, c’est en particulier la fiscalité qui grève les compétences du pays. L’Algérie est classée 135e en ce qui concerne le taux d’imposition global des entreprises, ce qui en fait l’un des pays ayant les taux d’imposition les plus élevés au monde.

Le taux d’imposition algérien sur les sociétés comprend l’ensemble des taxes et contributions sociales à la charge des entreprises, l’impôt sur les sociétés, les charges sociales mais aussi les taxes foncières, le prélèvement sur le chiffre d’affaires et d’autres taxes encore. Rapporté au PIB, on tombe sur un ratio de 72,7% d’imposition ! Ainsi au niveau mondial, seuls le Tadjikistan, la Bolivie et l’Argentine font pire.

Mais BFM TV note que ce taux d’imposition algérien « est surtout gonflé par la taxe de 2% sur le chiffre d’affaires qui, au final, représenterait 35% des bénéfices des entreprises ».

Toujours est-il que l’étude publiée par le Forum Economique Mondial est basée sur des données de 2014 et ne prend donc pas en compte les nouvelles taxes instaurées par le gouvernement algérien en 2015 et 2016. Nul doute que celles-ci devraient peser encore plus sur la compétitivité du pays dans les années qui viennent. Sans compter que de nouveaux impôts et taxes sont prévus par la loi de finance 2017 pour atténuer le déficit public.

 

Algérie : « Des avancées significatives » concernant élimination du travail des enfants.

Dans un rapport du département du Travail américain (DOL) publié à Washington, l’Algérie a figuré parmi les 16 premiers pays dans le monde ayant réalisé des « avancées significatives » sur la voie de l’élimination du travail des enfants.

Selon la même source, l’Algérie et la Jordanie sont les seuls pays dans la région du Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA) ayant réalisé en 2015 des avancées en matière de renforcement du cadre juridique relatif à la prévention et à la lutte contre l’exploitation des enfants.

On compte 25 officiers de la Direction générale de la sûreté nationale et de la Gendarmerie nationale qui ont été formés pour la lutte contre le trafic des personnes.

En Algérie, Le gouvernement a renforcé le contrôle et la prévention des pires formes de travail des enfants et a augmenté le montant des amendes infligées aux personnes impliquées dans ce trafic.

L’Egypte, l’Irak, la Tunisie et le Maroc ont été classés dans la catégorie des pays qui ont accomplis en 2015 « des progrès modiques ».

Boeing va créer un « écosystème industriel » au Maroc

Boeing a signé un protocole d’accord à Tanger le 27 septembre dernier pour confirmer son intention de créer un « écosystème industriel » dans l’aéronautique au Maroc. Le projet de l’avionneur américain devrait générer un milliard de dollars de chiffre d’affaires à l’export, susciter la création de 8700 emplois spécialisés et impliquer l’implantation de 120 fournisseurs.

Les axes privilégiés sont la production avec l’implantation de nouveaux fournisseurs, le renforcement des installations existantes ainsi que la formation du capital humain. Le ministre de l’Industrie marocain Moulay Hafid Elalamy y a ajouté « l’augmentation de leurs carnets de commandes ».

Ce dernier a d’ailleurs déclaré que « l’écosystème locomotive Boeing sera à l’aéronautique, ce que les écosystèmes locomotives Renault et PSA ont été à l’automobile, un véritable accélérateur ». Boeing est déjà présent sur le sol marocain depuis 15 ans. En 2001, il s’était associé à Royal Air Maroc et Safran pour créer l’usine MATIS à Casablanca. Aujourd’hui, l’avionneur américain se tourne de nouveau vers le royaume pour y lancer un projet d’une ampleur autrement plus conséquente.

En 10 ans, le Maroc a vu le nombre de ses acteurs aéronautiques être multiplié par six, pour atteindre aujourd’hui 121 parmi lesquels Airbus, Bombardier, Lisi Aerospace, Daher ou encore AFI KLM E&M. Le royaume est désormais le 15e pays au monde en termes d’investissements en aéronautique. Le choix de Boeing d’y implanter son écosystème renforce encore plus l’attractivité du pays ainsi que la maturité de son économie.

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