Banques : Les crédits à la consommation ont grimpés de 5,7 %

D’après les chiffres publiés ce vendredi par la Banque de France, les prêts accordés par les établissements de crédit ont augmentés de 5,7 % sur un an. Les intéressés profitent du taux d’intérêt du crédit qui a baissé de 0.5 points depuis le début de l’année.

Selon la présidente de l’Observatoire société et consommation Nathalie Damery interrogée sur Europe 1, «la hausse des prêts personnels» est le phénomène le plus inquiétant.

En effet on distingue plusieurs types de prêt à la consommation. Les prêts affectés sont liés à une dépense donnée tels que des travaux ou dépenses automobiles.

Le crédit renouvelable quant à lui est un crédit permanent qui s’utilise par tirages ; il n’est pas fixe et des lignes de crédit peuvent être tirées selon les besoins du ménage. Ce dernier est en baisse par rapport  à 2015 du fait des nombreuses contraintes législatives notamment les lois Lagarde de 2010 et Hamon qui vise à éviter le surendettement des ménages dût par l’utilisation de ce type de crédit.

Enfin Le prêt personnel qui n’est lié à aucune dépense précise représente 34% des crédits à la consommation.

La migration comme solution aux déséquilibres sur les marchés du travail euro-méditerranéens ?

Le rapport de l’IPEMED « Demain la Méditerranée » rassemble plusieurs analyses prospectives des grands changements que devraient connaître la région Euro-Méditerranée à l’horizon 2030. Nous nous sommes penchés ici sur les projections réalisées concernant les évolutions à venir concernant la population active de la région et leurs incidences sur les migrations intrarégionales.

 

Les pays d’émigration sont désormais aussi des terres d’accueil

Une division traditionnelle différenciait les pays de la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) entre pays d’accueil riches en capital et pays d’émigration riches en main d’œuvre. Cette démarcation n’est plus valide puisque tous les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient sont aujourd’hui producteurs de pétrole, pour autant leur richesse n’a pas créé suffisamment d’emplois pour leurs ressortissants. Les plus grands producteurs subissent lourdement les effets du chômage et mettent en place des mesures de restriction de l’immigration pour y répondre. Du coup, les autres pays de la région sont devenus, malgré eux, des pays d’accueil pour les migrants, tout en restant des pays d’émigration.

L’émigration en provenance des pays arabes s’est accélérée dans les années 2000 après un ralentissement dans les années 1990. A côté de ça, tous les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient accueillent maintenant des migrants internationaux, que ce soit des travailleurs migrants attirés par les marchés locaux du travail ou bien des réfugiés et des migrants en transit.

Face à cette migration irrégulière de masse (qui ne bénéficie pas des avantages sociaux des nationaux), les gouvernements réagissent par des mesures et des lois qui ne favorisent pas l’intégration des migrants mais plutôt leur exclusion. Les migrants constituent donc « une force de travail sous-employée, bénéficiant de peu de protection, mais souvent surqualifiée » et leur disponibilité maintient le coût de la main-d’œuvre à un faible niveau.

Si certains s’inquiètent de la pression que pourrait représenter les migrants irréguliers dans les Psem (Pays du sud et de l’est de la Méditerranée) sur l’Union Européenne, on peut rappeler qu’à l’heure actuelle, la grande majorité d’entre eux n’envisage pas de traverser la Méditerranée.

 

La migration comme solution aux déséquilibres régionaux sur les marchés du travail ?

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Le nombre de nouveaux actifs devrait bientôt se stabiliser, voire baisser, mais les populations actives totales de la région Mena augmenteront encore fortement pendant les vingt prochaines années. L’UE connaîtra la tendance inverse avec une population active totale qui a diminuée dès 2010 et une baisse continuelle prévue jusqu’à 2030.

La question est : la migration de la population active de la région Mena vers l’UE pourrait-elle équilibrer l’excédent de population active de la celle-ci et la pénurie de celle-là ?

On peut déjà noter que les deux phénomènes n’ont pas la même ampleur. L’IPEMED note que « de 2005 à 2030, la population active totale devrait augmenter de 156,318 millions dans la région Mena et diminuer de seulement 23,666 millions dans l’UE ». En ce qui concerne les nouveaux actifs par contre, sur la même période, « le nombre d’individus dans leur 25e année augmentera de 321000 par an dans la région Mena et diminuera de 233000 dans l’UE ». En termes de chiffres, la migration pourrait donc contribuer à la réduction des déséquilibres régionaux.

 

Des changements structurels bouleversants sur les marchés du travail arabes

D’autres paramètres que l’âge sont toutefois à prendre en compte. La transition démographique a aussi radicalement modifié le rôle des femmes au sein de la famille et de la société. Des taux de natalité plus bas et des mariages plus tardifs permettent aux femmes de participer davantage à la vie active. Or puisqu’elles sont plus nombreuses à rechercher un travail, la demande d’emploi augmente plus vite que la population active. Du coup la génération la plus nombreuse à avoir vu le jour qui arrive sur les marchés arabes du travail est en plus composée des deux sexes.

Cette génération se démarque par ailleurs par son haut niveau de qualification issu d’un important développement de l’éducation scolaire. Les nouveaux entrants sur le marché du travail sont plus qualifiés que ceux qui en sortent et les emplois créés ont donc un profil tout à fait différent de ceux laissés vacants. Si des instituts comme la Banque mondiale dénoncent régulièrement les efforts insuffisants qui sont faits en matière d’éducation dans les pays arabes, leurs marchés du travail comptent trop de personnes qualifiées par rapport à leurs capacités d’embauche.

Que retenir du G20 de Hangzhou ?

La dernière réunion du G20 s’est tenue les 4 et 5 septembre derniers à Hangzhou, dans le sud-ouest de la Chine. Elle s’est achevée sur un appel commun des chefs d’Etat à mettre l’accent sur l’innovation et le développement durable. « Nous sommes déterminés à promouvoir une économie mondiale innovante, revigorée, interconnectée et solidaire » ont-ils déclaré dans leur communiqué final.

 

Le recul du libre-échange devrait s’inverser… en principe

Ainsi les vingt pays les plus riches du monde se sont fixés comme objectif de prôner le libre-échange dans une économie ouverte. Et cela à un moment où le libre-échange subit un sacré retour de bâton de la part de l’opinion publique mondiale. Les dirigeants du G20 ont donc tenu à rassurer celle-ci : « Nous nous efforçons de garantir que notre croissance réponde aux besoins de tous et qu’elle soit bénéfique à tous les pays et à chacun ». Ils se sont même dits prêts à recourir davantage aux dépenses publiques.

Malgré cette unité de façade, jamais les pays du G20 n’ont adopté autant de mesures restrictives aux échanges de biens et services depuis sept ans. D’après le journal suisse Bilan, « le rythme de progression du commerce mondial s’est effondré sous la barre des 3% depuis la crise financière de 2008-2009, contre plus de 7% lors des deux décennies précédentes ».

La crise de confiance était palpable à Hangzhou. Plus que jamais après le Brexit, le chefs d’Etat se doivent de rassurer leurs concitoyens, surtout que des échéances électorales majeures approchent entre autres en France et en Allemagne. D’ailleurs François Hollande affirmait dès son arrivée en Chine que « La France est pour une mondialisation, mais à condition qu’elle soit régulée, qu’il y ait des principes, des normes, notamment pour l’environnement, pour le social ».

 

Syrie, crise des migrants, accord climat, lutte contre les paradis fiscaux : les éléments à retenir de ce G20

Des sujets controversés ont été abordés entre les chefs d’Etat présents. La Syrie a occupé une partir des discussions mais aucun accord n’a abouti entre la Russie et les Etats-Unis. La crise des réfugiés affecte également lourdement l’économie mondiale et les dirigeants du G20 ont appelé l’ensemble des pays du monde à « renforcer leur aide » et à « partager les charges » de l’aide humanitaire. Donald Tusk, président du Conseil européen, a notamment appelé les puissances non-européennes à assumer leur part de responsabilité dans l’accueil des réfugiés pour soulager les pays de l’UE.

Xi Jinping et Barack Obama faisaient les gros titres de la presse mondiale avant même le début de la conférence en ayant ratifié de concert l’accord climat. Les sujets les plus houleux pour le président chinois (comme sa position en mer de Chine méridionale) n’étaient par contre pas au programme des discussions.

Le G20 a également chargé l’OCDE de lui remettre une liste noire des pays non coopératifs dans la lutte contre l’évasion fiscale d’ici l’année prochaine. Les chefs d’Etat du G20 ont fait de la lutte contre les paradis fiscaux une de leurs priorités. Michel Sapin, ministre français de l’Economie et des Finances, a déclaré qu’être sur la liste noire « aura un impact dévastateur sur l’économie des pays cités ». C’est un message fort qui ne laisse que jusqu’à juillet 2017 aux pays non coopératifs pour se conformer aux critères de l’OCDE.

Brésil : Appel de la destitution de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff

Mercredi 31 août 2016, Dilma Rousseff, première femme élue chef d’État du Brésil a été démise de ses fonctions par le Sénat brésilien. Réuni depuis six jours pour ce jugement final, le Sénat a voté la destitution a une majorité de plus des deux tiers pour des soupçons de maquillage des comptes publics en 2014 en vue de cacher aux Brésiliens l’ampleur des déficits publics.

Les banques publiques auraient ainsi pris en charge temporairement une partie des dépenses gouvernementales estimées à 10 milliards d’euros, avant d’être remboursées.

L’opposition qualifie la situation de «crime de responsabilité».

Pour Dilma Roussef, cette procédure de destitution «est un coup d’État» qui «ne repose sur aucune des bases légales».

Le 1er Septembre l’avocat de cette dernière a fait appel de la décision de destitution auprès de la Cour Suprême brésilienne, pour annuler cette décision et demander un nouveau jugement. Il a aussi annoncé qu’il présenterait au moins deux recours pour contester la destitution de sa cliente.

Le Japon va investir 30 milliards de $ en Afrique

La sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI), qui se tenait cette année pour la première fois en Afrique, s’est achevée dimanche dernier. A l’occasion, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a fait le voyage jusqu’à Nairobi pour débattre avec 32 chefs d’Etats africains, mais aussi des secrétaires généraux de la Banque mondiale et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Shinzo Abe a profité de la conférence pour renouveler l’engagement du Japon en Afrique et a présenté plusieurs mesures visant à assurer la qualité, la résilience et la stabilité du développement africain à travers des investissements en faveur de l’industrialisation et de la diversification économique du continent.

Le Premier ministre japonais s’est engagé à investir 30 milliards de $ sur le continent en 3 ans avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD) pour la mise en place d’infrastructures, notamment énergétiques. Ont également été évoqués la création d’un fonds de 500 millions de dollars pour renforcer les systèmes de santé en Afrique avec le soutien de la Banque mondiale ainsi que l’extension de la couverture de santé universelle (CSU) à l’ensemble du continent.

Le secteur privé devra également prendre part à l’engagement japonais envers l’Afrique puisque Abe prévoit la création d’un Forum économique public-privé nippo-africain. Un accord d’investissement a déjà été signé entre le Kenya et le Japon pendant la TICAD.

Abdelilah Benryan, ambassadeur du Maroc au Kenya, a souligné pendant son intervention que la coopération tripartite que le royaume entretient avec la Japon et l’Afrique sera prometteuse pour le développement des pays de l’Afrique. La diplomatie marocaine a mis l’accent sur son engagement en faveur d’un développement inclusif du continent, qui devra toutefois être appuyé financièrement et techniquement par la communauté internationale. Le Maroc ambitionne, comme il l’a rappelé lors de la TICAD, de faire de l’Afrique une des priorités de la COP22 qu’il organisera en novembre prochain.

Quelles sont les destinations les plus sûres pour les femmes ?

Tout le monde souhaite s’installer dans un endroit sûr, où l’on n’a pas constamment peur d’être attaqué. La sécurité des femmes peut être un facteur de prise de décision majeur lorsqu’on doit partir vivre à l’étranger. On veut s’assurer que le lieu dans lequel nous partons vivre garantira à nos filles et à nos femmes qu’elles soient protégées.

Le groupe d’études de marché New World Wealth, spécialisé dans la santé et l’émigration de particuliers aisés, a mené une étude pour déterminer quels sont les pays du monde qui garantissent les meilleures conditions de vie aux femmes, reprise par le journal émirati Gulf News.

New World Wealth ajoute que « la sécurité des femmes est probablement le meilleur moyen de juger les perspectives de long terme d’un pays ». Basé sur les impressions et les évaluations de femmes qui voyagent beaucoup, y compris des travailleuses humanitaires et des spécialistes en migration, le rapport établit que les pays les plus sûrs pour les femmes sont :

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  1. L’Australie

Le pays est connu pour l’efficacité de sa répression de la violence faite aux femmes. La politique d’immigration australienne est aussi l’une des plus rigoureuses au monde, ce qui prévient l’entrée de potentiels agresseurs de femmes dans le pays. Les services sociaux et la police sont aussi reconnus pour réprimer efficacement les abus faits aux femmes.

  1. Nouvelle-Zélande

Comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande défend un ensemble de valeurs fortes et dispose d’une force de police très efficace.

  1. Canada

Troisième du classement, le Canada a un taux de criminalité en ville plus faible et des policiers plus efficaces que son voisin, les Etats-Unis.

  1. Etats-Unis

Bien que leur taux de criminalité soit supérieur à celui du Canada, les Etats-Unis sont toujours considérés comme l’un des endroits les plus sûrs au monde pour les femmes du fait de leurs nombreuses campagnes contre les violences faites aux femmes ou aux enfants. Les médias américains participent à cette tendance en se jetant sur la moindre preuve d’inaction des autorités. Sans compter que de nombreuses femmes américaines portent des armes à feu, un puissant moyen de dissuasion pour leurs potentiels agresseurs.

  1. Ecosse

Clôturant le top 5 de l’étude, on retrouve le pays le plus sûr pour les femmes en Europe : l’Ecosse.

En Afrique, l’île Maurice, la Namibie et le Botswana sont les plus sûrs pour les femmes. En Asie, ce sont le Japon et le Sri Lanka.

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