Bilan de la COP22, conférence de la « pré-action »

La COP22 s’est achevée à Marrakech sur un consensus des Etats en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Pour autant, les décisions concrètes sur l’application de l’Accord de Paris voté l’année dernière devront attendre 2018.

Finalement, la COP22 aura plus été une conférence de travail que de décisions concrètes. Les dispositions de l’Accord de Paris signé en 2015 pendant la COP21 visant à limiter le réchauffement moyen de la planète « bien au dessous de 2°C » par rapport au début de l’ère industrielle ne verront leur application discutée qu’en décembre 2018, lors de la COP24 polonaise. Entre temps, des négociations auront lieu par trois fois : à Bonn en mai prochain, puis lors de la COP23 en novembre 2017 et enfin en mai 2018.

 

La COP22 a guidé les Etats vers la mise en place de l’Accord de Paris à l’horizon 2018

La COP22 avait pour objectif principal de développer un manuel d’application pour l’Accord de Paris. Si la conférence de Marrakech n’a pas été aussi loin, les Etats se sont mis d’accord pour agir à partir de 2018, et non plus 2020. La communauté internationale développe une feuille de route pour respecter ce délai.

La COP24 devrait donc être l’étape de mise en place des plans climat nationaux pour 2020. Ce qui laisse deux ans aux Etats pour se doter de systèmes de mesure, de vérification et de transparence des objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre dans chacun de leurs secteurs. Les vérifications auront ensuite lieu tous les 5 ans.

Les contributions nationales de réduction des émissions ont été confortées. Des pays puissants comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada ou encore le Mexique ont annoncé des plans ambitieux de réduction de 80 à 95% de leurs émissions à l’horizon 2050.

Un nouveau club, under2coalition, rassemble 165 pays adhérents derrière l’objectif de « zéro émission » d’ici 2050. 47 États, dont le Bangladesh et l’Éthiopie, se sont aussi engagés à essayer de limiter le réchauffement moyen à 1,5°C. Ils se sont réunis sous la bannière du « Climate Vulnerable Forum » et veulent atteindre l’objectif de 100% d’énergies renouvelables entre 2030 et 2050.

 

Si les divergences de points de vue n’ont pas disparues, les acquis de la COP21 sont tout de même confortés

Les pays riches, en particulier l’Europe, ont imposé leurs vues et vont prendre le temps de mettre en place leurs règles du jeu, au détriment des pays pauvres et vulnérables dans l’urgence. Plusieurs ONG ont dénoncé la mauvaise foi des représentants et négociateurs des pays développés quant à la question du déficit du financement à l’adaptation accordé aux pays les plus vulnérables aux effets du réchauffement.

10 milliards de dollars seront quand même débloqués d’ici 2020 pour déployer plus de 10 Gigawatts d’énergies renouvelables sur le continent africain. 200 projets d’initiatives locales sont également à l’étude, mais seuls quelques-uns seront retenus par la Banque africaine de développement et l’Union africaine pour bénéficier de financements. L’agence des énergies renouvelables, Irena, estime que l’Afrique aura un besoin énergétique d’au moins 300 GW d’ici 2030.

La déclaration finale de la COP22 réaffirme aussi l’engagement des pays développés à verser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à accéder aux technologies bas carbone et à adapter leur économie au changement climatique. Pour autant, les financements manquent encore. Les pays développés ont deux ans pour que cet objectif fasse partie de leur budget de manière pérenne.

 

Comme le note l’association Swiss Youth for Climate dans un éditorial publié par Swissinfo, « La COP22 fut finalement la COP de la pré-action, durant laquelle les pays ont, d’une part, rappelé l’importance fondamentale de l’engagement et de l’action climatique, notamment en adoptant la Proclamation de Marrakech, d’autre part, préparé, pas à pas, les processus fondamentaux à une mise en œuvre de l’Accord de Paris. Plus que jamais, la volonté politique est la clé. » Mais l’association s’inquiète de voir l’organisation de la COP24 attribuée à la Pologne dont les politiques environnementales « rétrogrades » pourraient freiner la dynamique qu’on avait vu naître lors de la COP21 d’un sentiment d’urgence climatique.

Expat : le grand stress des langues étrangères

La plupart des expatriés ne doivent pas seulement gérer le stress d’un déménagement à l’étranger – et du choc culturel que ça peut entraîner – mais doivent également faire face aux difficultés de l’apprentissage d’une nouvelle langue. Ce qui peut être particulièrement stressant lorsque l’on doit investir le marché de l’emploi local. Quelques conseils pour ne pas se retrouver la tête sous l’eau.

 

Est-ce qu’on me comprend quand je parle ?

Quand on commence à apprendre une nouvelle langue, le challenge est d’abord excitant. Mais très vite on se rend compte qu’on ne parlera pas couramment en une nuit, et on commence à remettre en question beaucoup de choses. Est-ce que les gens autour de nous seront seulement capables de me comprendre quand je parle ? La plupart du temps oui, parce que même en multipliant les fautes de grammaire, les gens comprennent quand même relativement vite de quoi on veut parler.

Et si les gens ne nous comprennent pas du premier coup, il suffit de répéter plus lentement, en tentant d’être le plus clair possible. Et si ça ne marche toujours pas, votre gestuelle vous aidera toujours à vous faire comprendre aux quatre coins du monde.

 

Est-ce que j’ai l’air stupide quand je parle ?

Cette question revient souvent chez les gens qui tentent tant bien que mal d’apprendre une langue depuis peu. Pourtant il est très rare que l’on se moque de vous quand vous avez du mal à vous faire comprendre. Au pire des cas, on se moquera de votre accent, mais mis à part ça, les gens sont généralement ravis de voir que vous faites un effort pour qu’ils vous comprennent.

Dans tous les cas, la meilleure façon d’améliorer votre façon de parler est encore de pratiquer la langue. Alors mieux vaut ne pas avoir peur de le faire !

 

Suis-je capable de travailler dans une langue étrangère ?

Une nouvelle série de doutes va vous assaillir au moment où vous devrez vous lancer sur le marché du travail. Quand bien même vous parlez déjà couramment la langue, ce n’est pas votre langue maternelle et vous pouvez craindre que votre connaissance de celle-ci soit insuffisante pour entrer sur le marché de l’emploi local.

Que vous deviez passer un entretien d’embauche ou que vous soyez déjà embauché, le plus important est d’avoir confiance en vous. Vous êtes à l’évidence qualifié pour le poste pour lequel vous postulez et si vous estimez que votre connaissance de la langue est encore trop pauvre dans le domaine dans lequel vous souhaitez travailler, le meilleur moyen de surmonter cette difficulté est d’apprendre du vocabulaire et de pratiquer la langue. Faites un effort pour parler avec vos collègues, trouvez un partenaire pour vous forcer à pratiquer. Vos progrès devraient être rapides.

Vous n’êtes pas natif dans ce pays qui vous accueille et vous ressentirez toujours de petites gênes avec la langue ; lorsqu’il s’agira d’écrire des e-mails au travail, de recevoir d’importants coups de fil ou de faire des présentations dans cette nouvelle langue. Mais au bout d’un moment, vous ne vous en inquiéterez probablement même plus.

Ne vous laissez pas freiner par votre niveau de langue, et surtout, continuez à pratiquer !

En Afrique subsaharienne, les réformes se multiplient pour améliorer l’environnement des affaires

Entre juin 2015 et juin 2016, les réformes entreprises en Afrique subsaharienne pour améliorer le climat des affaires et simplifier les démarches administratives des entrepreneurs ont été particulièrement nombreuses.

Le rapport Doing Business 2017 publié par la Banque mondiale a analysé la réglementation des affaires dans le monde et constaté que 37 des 48 pays d’Afrique subsaharienne avaient adopté au total 80 réformes l’année dernière, 14% de plus que lors des années précédentes. La moitié des réformes ont été mises en œuvre dans les 17 pays membres de l’OHADA, Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.

L’élan réformateur dans la région s’est surtout focalisé sur le règlement de l’insolvabilité et la création d’entreprise. On peut lire dans le rapport de la Banque mondiale qu’il « faut désormais seulement 27 jours pour créer une entreprise en Afrique subsaharienne, contre 37 jours il y a cinq ans ». D’autres réformes ont été également prises en faveur du commerce transfrontalier.

Le rapport Doing Business 2017 met bien en avant les effets positifs de ces réformes sur le climat des affaires dans la région. Rita Ramalho, directrice du projet Doing Business, s’enthousiasme : « C’est très encourageant, à la fois pour les entrepreneurs locaux et pour le monde des affaires dans son ensemble, de voir l’Afrique subsaharienne adopter autant de réformes. »

C’est encore l’île Maurice qui se classe en tête dans la région en obtenant la 49e place mondiale. Elle est suivie par le Rwanda au 56e rang, le Botswana 71e et l’Afrique du Sud 74e. La Somalie fait pour la première fois son entrée dans le classement ; elle est 190e sur 190.

l’ONCF et la SNCF s’allient pour un partenariat autour du développement durable

Samedi 12 Novembre 2016, à Marrakech, le Secrétaire général de la société nationale des chemins de fer française (SNCF) Stéphane Volant et le Directeur général de L’Office national des chemins de fer (ONCF)  Mohamed Rabie Khlie ont signé un mémorandum d’entente pour une coopération dans le secteur du développement durable et de la responsabilité sociétale.

Les deux entreprises souhaitent renforcer leurs échanges et réfléchir ensemble aux problèmes environnementaux  «Le partenariat reposera sur un travail collectif impliquant des spécialistes du ferroviaire, des universitaires, des chercheurs et des collaborateurs à tous les niveaux des deux entreprises».

Selon le site internet officiel de l’ONCF,  Les deux sociétés ambitionnent d’inscrire ce partenariat dans la durée, au-delà de la COP 22. « SNCF comme l’ONCF seront de plus en plus évalués sur leurs performances climatique, environnementale et sociétale. A cet égard, nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. » Explique Stéphane Volant.

Un sommet de « l’action africaine » à Marrakech en marge de la COP22

Ce mercredi 16 novembre, un sommet de chefs d’États et de gouvernements africains se tient à Marrakech. Mohammed VI a pris l’initiative de réunir une trentaine de personnalités du continent africain en marge de la COP22 pour discuter des « défis et enjeux d’un développement durable en Afrique », mais aussi s’assurer des soutiens en vue de la réintégration marocaine de l’Union africaine.

Comme il en a beaucoup été question déjà lors de la COP21 à Paris et cette année encore à Marrakech, l’enjeu principal de l’Accord de Paris pour les pays du Sud sera de pouvoir « bénéficier d’un soutien financier et technique urgent » pour « renforcer leurs capacités et s’adapter aux changements climatiques ». Mohammed VI a rappelé que cela implique avant tout que les pays avancés honorent leur promesse de mobiliser cent milliards de dollars d’ici à 2020 au bénéfice des pays en voie de développement.

Les pays africains doivent aussi renforcer leur coopération et veiller à « l’implication de tous » dans le transfert de technologie, « la recherche et de l’innovation dans le domaine du climat ». Et ce sommet exceptionnel devrait leur donner l’opportunité « de se coordonner et de parler d’une seule voix pour défendre leurs positions ».

La diplomatie marocaine a fait des pieds et des mains, jusqu’au dernier moment, pour réunir un maximum de chefs d’États africains à ce sommet de « l’action africaine », auquel participera aussi le président français. Beaucoup de médias mettent en avant la volonté du souverain marocain de renforcer ses soutiens en vue de la réintégration du pays à l’Union africaine. Ils sont aujourd’hui une trentaine de personnalités à Marrakech, partagés entre des soutiens de longue date du Maroc tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Gabon mais aussi des soutiens plus récents venus d’Afrique de l’Est.

Mohammed VI tente depuis plusieurs mois de se rapprocher de l’Afrique de l’Est, une partie du continent qu’il avait pourtant longtemps délaissée. Il s’est rendu en octobre dernier au Rwanda puis en Tanzanie et devrait bientôt faire une visite officielle en Ethiopie ou siège le conseil de l’Union africaine.

L’Université française Paris-Dauphine ouvre un campus à Casablanca.

La prestigieuse université française s’installe au Maroc et a inauguré le 18 octobre dernier son campus à Casablanca.

Lors d’une conférence organisée le 18 octobre au Technopark à Casablanca, Laurent Batsch, le président de l’Université, a expliqué que «Paris-Dauphine souhaite faire de Dauphine Casablanca un hub régional et subsaharien, compte tenu de l’importance géopolitique croissante de l’Afrique».

Avec des frais de scolarité qui varient de 80 000 à 90 000 DH par an, dans son offre de formation «  elle proposera sept masters, qui concernent principalement le management de l’immobilier, le management de la santé, le système d’information de l’entreprise étendue – audit et conseil, droit financier, conseil en gestion de patrimoine et ingénierie financière. Le master « principes et pratiques de la finance islamique » a déjà été lancé en partenariat avec le cabinet « Fidaro Grant Thornton ».

Un investissement qui a coûté près de 300 000 euros, sans oublier qu’il s’agit de la quatrième implantation de l’université en dehors de la France, après Tunis, Londres et Madrid. Paris-Dauphine a également signé 280 conventions de partenariat académique dans le monde, 20 doubles diplômes internationaux, 15 programmes délocalisés à l’étranger et forme plus de 700 managers par an dans 13 pays.

 

S’inscrire à la newsletter